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Programme de la pré-maternelle

Préscolaire

1. Introduction

1.1 Approche pédagogique à la pré-maternelle

La pré-maternelle se définit comme étant un milieu de vie : un lieu de découverte, d’épanouissement et d’apprentissage physique, intellectuel, affectif et social. La pré-maternelle se veut complémentaire au milieu familial et à la garde en milieu familial.
En fréquentant la pré-maternelle, l’enfant se prépare pour l’école en :

1.2 Objectifs

Objectif principal

Objectifs spécifiques

1.3 Valeurs

Les valeurs priorisées à la pré-maternelle sont le plaisir, l’autonomie, le respect et le partenariat avec les parents.

1.3.1 Le plaisir selon l’enfant

Le plaisir, c’est se sentir bien à travers toutes les expériences de la vie quotidienne. Le plaisir est vécu dans mon corps, c’est quelque chose que je ressens. Plaisir au jeu, plaisir d’apprendre, plaisir de vivre entouré d’amis (vie en société). Tous ces plaisirs sont essentiels pour construire mon estime de moi. Si je vis du plaisir dans ma petite enfance, je pourrai toujours me rappeler ce bien-être dans mon corps et dans mon cœur lors de moments plus difficiles.

Pour y arriver, mon éducatrice m’aidera à :

1.3.2 L’autonomie selon l’enfant

L’autonomie, c’est la volonté de faire différentes choses par moi-même. C’est avoir confiance en mon potentiel et prendre conscience de mes capacités.
Pour y arriver, mon éducatrice m’aidera à :

1.3.3 Le respect selon l’enfant

Le respect, c’est d’abord l’acceptation de ce que je suis avec mes forces et mes limites. C’est tenir compte de mon rythme d’apprentissage. C’est aussi prendre soin de tout ce qui m’entoure… les amis, les adultes, l’environnement, le matériel et les règles de vie.
Pour y arriver, mon éducatrice m’aidera à :

1.3.4 Le partenariat selon l’enfant

Le partenariat, c’est travailler en équipe pour répondre le mieux possible à mes besoins. Dans cette équipe, les parents sont reconnus comme premiers responsables de mon éducation. Il y a aussi l'éducatrice et les ressources spécialisées telles que le CLSC, l’orthophoniste, le CRE… etc.
Pour y arriver, mon éducatrice sera :

2. Le programme éducatif

Le programme éducatif appliqué à la pré-maternelle vise le développement global de l’enfant, l’intervention démocratique et la continuité éducative.

Le développement global est l’épanouissement de toute la personne sur les plans affectifs, sociaux, langagiers, intellectuels et physiques.

L’intervention démocratique considère que l’enfant et l’adulte ont tous deux des rôles importants à jouer dans les décisions et dans le contrôle de la situation.

C’est une intervention qui amènera progressivement l’enfant à s’adapter à la vie en collectivité et de s’y intégrer. C’est aussi de donner des choix à l’enfant, de faire en sorte qu’il prenne conscience des conséquences de ses gestes.

La continuité éducative est le partenariat entre le milieu, le parent et les autres services éducatifs de façon à faciliter le passage de l’enfant à la maternelle.

2.1 Les principes de base de notre programme éducatif

2.1.1 Chaque enfant est unique

En développant une connaissance approfondie de chaque enfant, l’adulte qui en est responsable est en mesure de reconnaître et de respecter les particularités de chacun, son rythme, son développement, ses besoins et ses champs d’intérêt.

2.1.2 L’enfant est le premier agent de son développement

Un enfant apprend d’abord spontanément, en expérimentant, en observant, en imitant et en parlant avec les autres, grâce à sa propre motivation et à ses aptitudes naturelles. L’adulte guide et soutient cette démarche qui conduit à l’autonomie.

2.1.3 Le développement de l’enfant est un processus global et intégré

L’enfant se développe dans toutes ses dimensions – affective, physique et motrice, sociale et morale, cognitive et langagière -, et celles-ci agissent à des degrés divers, dans le cadre de ses apprentissages. Les interventions de l’adulte, les aménagements et les activités proposées dans les milieux sollicitent de multiples façons l’ensemble de ces dimensions.

2.1.4 L’enfant apprend par le jeu

Le jeu est essentiellement le produit d’une motivation intérieure. Le jeu constitue pour l’enfant le moyen par excellence d’explorer le monde et d’expérimenter. Les différents types de jeux auxquels il joue – solitaire, moteur, symbolique, etc. – sollicitent, chacun à leur manière, toutes les dimensions de sa personne.

La collaboration entre l'éducatrice et les parents est essentielle au développement harmonieux de l’enfant.

Il est important qu’une bonne entente et un lien de confiance existent entre l'éducatrice et les parents. Cela rassure l’enfant et favorise la création d’un lien affectif privilégié entre lui et le ou les adultes qui en prennent soin au service de garde.

Source : Accueillir la petite enfance : le programme éducatif des services de garde du Québec.

2.2 Notre programme éducatif vise le développement global de l’enfant

Le développement de l’enfant est un processus global qui fait appel à plusieurs dimensions. Chacune d’elles intervient toutefois à des degrés divers, selon les apprentissages de l’enfant et les activités auxquelles il s’adonne. La pré-maternelle oriente ces activités en fonction du développement dans chacune de ces dimensions.

2.2.1 La dimension affective

La satisfaction des besoins affectifs de l’enfant est tout aussi vitale que celle de ses besoins physiques. Aussi est-il de la plus haute importance de créer une relation affective stable et sécurisante avec l’enfant dès son entrée au service de garde, car c’est à partir de cette relation qu’il pourra se développer harmonieusement.

À quatre ans, l’enfant est fier de ce qu’il peut accomplir. Une autre étape se pointe tranquillement… il veut être le meilleur! Il prend de plus en plus conscience de ses forces et de ses difficultés (qu’il a parfois de la difficulté à accepter). Cette prise de conscience est parfois menaçante pour l’enfant. Il a besoin de se sentir important dans un groupe. Les éducatrices doivent l’aider à développer les bons moyens pour qu’il prenne sa place. Avoir une bonne estime de soi, ce n’est pas être le meilleur dans tout, c’est être conscient de ses forces et de ses difficultés dans différents domaines de sa vie et être capable de les accepter.

2.2.2 La dimension physique, motrice et sensorielle

Cette dimension fait référence aux besoins physiologiques, physiques, sensoriels et moteurs de l’enfant. Le développement de ses habiletés motrices (agilité, endurance, équilibre, latéralisation, etc.) comprend la motricité globale (s’asseoir, ramper, marcher, courir, grimper, saisir un objet…) et la motricité fine (dessiner, enfiler des perles, découper…). Offrir aux enfants la possibilité de bouger dans leur milieu favorise leur développement physique et moteur tout en les menant à acquérir de saines habitudes de vie et en prévenant l’obésité.

2.2.3 La dimension sociale et morale

La prématernelle offre à l’enfant l’occasion d’apprendre à entrer en relation avec d’autres, à exprimer et à contrôler ses émotions, à se mettre à la place de l’autre et à résoudre des problèmes. L’acquisition d’habiletés sociales et l’émergence d’une conscience du bien et du mal lui permettent d’entretenir des relations de plus en plus harmonieuses avec son entourage et de tenir compte de la perspective des autres avant d’agir. Le développement de certaines habiletés sociales permet à l’enfant de continuer à bâtir son estime et ainsi faciliter son passage à la maternelle.

2.2.4 La dimension cognitive

Un milieu de vie stimulant permet à l’enfant de développer ses sens, d’acquérir des connaissances et des habiletés nouvelles et de comprendre de plus en plus le monde qui l’entoure. L'éducatrice soutient les enfants sur ce plan en favorisant chez eux la réflexion, le raisonnement et la créativité.

2.2.5 La dimension langagière

Le développement du langage et de la représentation symbolique est renforcé par la vie en groupe. Les éducateurs dans le service de garde contribuent au développement des enfants sur ce plan en parlant avec eux et en les aidant à exprimer de mieux en mieux leurs besoins et leurs émotions, à poser des questions, à améliorer leur prononciation et leur vocabulaire. L’utilisation des livres et des mots permet aussi le développement du langage. Le développement du langage contribue directement à l’apprentissage de la lecture et l’écriture.

2.3 Le processus de l’intervention éducative

L’enfant est considéré comme étant l’agent principal de son développement. Nous favorisons l’initiative et la créativité de l’enfant afin qu’il développe son autonomie. Dans un encadrement souple, l’enfant réalisera des projets dont il sera fier. Par le jeu et le plaisir, il acquiert des connaissances qui lui sont propres.

L’enfant est une personne à part entière, un être de communication, qui vit intensément le moment présent et qui évolue selon son rythme et dans un style qui lui est propre. L’enfant est un être qui aime et qui veut être aimé. Il a besoin de stabilité affective, de confiance et de sécurité. Il prend progressivement conscience de la richesse et de l’importance des liens qu’il crée.

L’enfant est un être fragile et vulnérable, égocentrique, spontané, plein d’émerveillement et curieux. C’est un être droit et véridique, sans rancune, logique, féerique et capable de prise de conscience lorsqu’il est mis en situation. L’enfant est un être en quête de sens. Il prend plaisir à manipuler, à explorer, à interroger et à découvrir. Tous les moments vécus sont des moments précieux d’apprentissage.

(Réf. : Accueillir la petite enfance : le programme éducatif des services de garde du Québec).

2.3.1 L’observation

La première étape du processus de l’intervention éducative est l’observation. L’observation demeure la base de toute planification et de toute analyse : Apprendre à voir ce qu’il y a derrière un comportement ! Nous croyons qu’il est important d’observer l’enfant afin de le situer dans les différentes sphères de son développement et connaître ses intérêts, son tempérament, ses habiletés sociales ainsi que sa capacité d’autocontrôle.
Nous utilisons les renseignements recueillis par le bais de l’observation pour planifier les activités. Ainsi, les activités proposées respectent le niveau de développement des enfants, ce qui leur fait vivre des réussites et favorise leur autonomie. De plus, ces activités plaisent aux enfants, car elles correspondent à leurs intérêts du moment. Les apprentissages se réalisent donc dans le plaisir!

.2.3.2 L’intervention démocratique

L’intervention éducative regroupe plusieurs types d’intervention tels que l’intervention de style autoritaire, permissive et démocratique. À la pré-maternelle, nous avons choisi de préconiser une intervention de type démocratique. La notion simple de «juste milieu» aide à définir ce mode d’intervention. Intervenir et agir dans un style démocratique, c’est prendre en considération les besoins, les goûts, les intérêts et le rythme de l’enfant tout en se respectant soi-même. C’est également de laisser de la place à l’enfant dans les décisions, les choix, la participation, etc. Dans une pédagogie ouverte, la contribution de l’enfant doit être égale à celle de l’adulte. L’éducatrice est présente pour accompagner l’enfant, elle agit comme un « coach ».
L’intervention démocratique se retrouve sous plusieurs facettes : dans la recherche de la contribution de l’enfant, dans la construction de l’estime de soi, dans le style de communication utilisé (message - je), dans la mise en place d’une discipline positive, dans le développement de la créativité de l’enfant, dans la recherche de solutions et dans la participation aux décisions.

2.4 La structuration des lieux

2.4.1 Le local

L’aménagement est un outil de travail qui soutient l’intervention de l’éducatrice. La façon d’aménager le local détermine le type d’activité et influence les interactions. Le différent mobilier est utilisé pour délimiter les zones d’activités. Le programme éducatif suggère un aménagement par coins d’activités. Le jeu est au cœur de cette structuration et place l’enfant dans un contexte de plaisir et d’apprentissage actif. Il favorise les choix selon les intérêts, l’enfant est donc l’initiateur de ses jeux. Cela augmente l’autonomie et la confiance.

L’aménagement par aires de jeux délimite l’espace, ce qui permet de prolonger le temps de concentration des enfants dans leur activité. Il permet également d’éloigner les jeux calmes des jeux bruyants et de diminuer le nombre d’interactions, car moins d’enfants jouent ensemble en même temps ce qui favorise les occasions de relations sociales et positives. Cet aménagement permet aux enfants de jouer seul ou en sous-groupes pour le respect de leurs besoins individuels.

L’enfant crée un lien d’appartenance avec son groupe et son local, car ce dernier est à son image et il développe son autonomie ainsi que sa confiance en lui (bac personnel et réalisations affichées).

2.4.2 Le matériel

Le matériel varié et de qualité a été sélectionné en lien avec les dimensions du développement de l’enfant. Il est renouvelé selon leurs intérêts, les nouveautés et l’usure de ces derniers. Je m'assure d’avoir du matériel relié à chacune des sphères du développement. Le matériel est regroupé par catégories (ex : figurines, petites voitures, casse-tête) et identifié. Il permet de multiples possibilités et est accessible, ce qui stimule la créativité de l’enfant. Le matériel est invitant puisqu’il respecte les goûts et les besoins des enfants. Le plaisir ira donc de pair.

2.4.3 La cour extérieure

J'ai une belle  cour extérieure aménagée avec des aires de jeux. On y retrouve des modules de jeux, grand carré de sable, but de hockey ou soccer, panier de basket ball, et plein d'autres matériels intéressants. On y retrouve également des jeux d’eau et petites piscines pour la baignade. Ma cour est aménagée de sorte que chaque enfant y trouve un défi psychomoteur dans le respect de son développement physique.

2.4.4  Psychomotricité

Je dispose également de matériel de psychomotricité  qui favorise le développement de différents concepts : motricité globale, motricité fine, schéma corporel latéralité, organisation spatiale, organisation temporelle. Le matériel sélectionné est varié et répond au besoin de bouger des enfants : tunnels, ballons, cerceaux, matelas, échasse, cible, jeux de marelle, jeu de poches...

2.4.5 Les ressources externes

Lors d’activités particulières, j'utilise les ressources environnantes. Par exemple, nous faisons des sorties à la bibliothèque, aux pommes, aux citrouilles, aux musée de la nature, au sentier de la nature, etc. N’oublions pas que la raison principale de vivre ces activités est d’en retirer des découvertes et du plaisir.

2.5 La structuration des activités

2.5.1 L’organisation de l’horaire

L’horaire de la journée est conçu pour respecter les besoins des enfants. L’observation et l’adaptation en sont la clé. Je fait  aussi tout en mon possible pour respecter l’unicité de l’enfant en insistant sur ses petites réussites et non sur la performance.

2.5.2 Les activités de routines et de transition

Elles réfèrent aux activités qui sont quotidiennes par nécessité, elles répondent à un besoin immédiat : collation, sieste, toilette, hygiène, habillage, arrivée et départ. Étant donné le jeune âge des enfants, les activités de routine, dans leur ensemble, occupent un temps considérable dans la journée de ces derniers. Certaines de ces activités représentent des défis ou la consolidation d’habiletés nouvellement acquises. En effet, les activités de routines sont des moments privilégiés pour réaliser des apprentissages tels que : l’autonomie, la motricité fine, la motricité globale, le schéma corporel, l’entraide, la concentration, la latéralité et bien plus encore. L’aspect quotidien des activités de routine, souvent utiles aux enfants pour se situer dans le temps, de même que le caractère intime de la plupart de ces activités, contribuent à augmenter l’importance qu’elles prennent pour les enfants. D’où l’intérêt d’être attentif aux conditions dans lesquelles elles se déroulent.

Afin de susciter le plaisir lors des activités de routine et des consignes à respecter, l’animation est de mise. Nous utilisons différents moyens pour rejoindre l’enfant tels que chanter, attirer l’attention avec un objet visuel, utiliser un objet sonore, ou utiliser un objet tactile.

Nous offrons aussi des activités de transitions pour créer une zone tampon. Cette période de transition a deux fonctions, soit de permettre à un ou plusieurs enfants de terminer une tâche ou bien, d’occuper les autres enfants en attendant la prochaine activité. La souplesse et la flexibilité sont essentielles dans la planification au quotidien.

2.6 L’importance du jeu à la prématernelle

Jouer pour jouer. Le jeu n’a pas de fin en soi pour un enfant. Pourtant, c’est à travers le jeu, aussi simple soit-il (par exemple, vider l’armoire de plats « tupperware » et la remplir) que l’enfant découvre son environnement et explore sa créativité. Le jeu est une source intarissable d’apprentissages divers et il est essentiel pour le développement de nos enfants.

Jouer, c’est découvrir son environnement

Effectivement, c’est en jouant que l’enfant découvre les limites de son corps et de son environnement. C’est en faisant tomber un jouet de sa chaise haute qu’il comprend qu’un verre tombe plus vite que le mouchoir et que la vitre, ça casse! C’est en faisant rouler une balle sous le sofa et en la retrouvant par la suite qu’il comprend progressivement que l’objet continue d’exister même s’il ne le voit plus. Découvrir son environnement, c’est aussi découvrir la relation avec les autres. Comme l’écrit Francine Ferland, « en jouant, l’enfant développe (…) des habiletés et des attitudes qu’il utilisera dans diverses situations de sa vie quotidienne. Dans le jeu, l’enfant se pratique en quelque sorte pour la vraie vie ».

Jouer, c’est éprouver un sentiment de maîtrise

Dépendant de ses parents pour la plupart des actions quotidiennes, l’enfant, lorsqu’il joue, devient le maître de son jeu, ce qui lui assure un sentiment de contrôle important. Ainsi, il peut déterminer la façon qu’il construira sa tour de blocs et la couleur qu’il préfère. C’est enfin lui qui décide et toutes les réussites qu’il rencontre à travers son jeu renforcent son estime de lui en lui montrant qu’il est capable de le faire! Le jeu devient également source de développement à la résolution de problèmes. En effet, les difficultés qu’il croise deviennent une façon d’exercer son ingéniosité dans la recherche de solutions.

Jouer, c’est imaginer et créer

Encore une fois, Francine Ferland exprime avec justesse l’inestimable richesse du jeu : « La seule limite (du jeu), c’est son imagination et les restrictions qu’impose son environnement ». Ainsi, l’enfant transcende toutes les époques et les limites à l’intérieur de son monde de fantaisie. Les animaux peuvent parler et les cheveux peuvent bien être de couleur rose! Il n’y a pas de balises à travers l’imaginaire enfantin. Graduellement en vieillissant, l’enfant oriente ses jeux vers notre réalité.

Jouer, c’est s’exprimer

À travers le jeu, l’enfant expérimente une gamme d’émotions et exerce ses habiletés de communication, même lorsqu’il ne parle pas encore. Il déchire son dessin, lance sa poupée ou tend son camion à un autre bambin, voilà autant de façons de s’exprimer! Nous avons tous déjà chicané notre enfant parce qu’il lançait de toutes ses forces son toutou et rageait après ce dernier. Pourtant, « le jeu permet à l’enfant de déplacer sur des objets substituts ses désirs ou ses frustrations » (Ferland, 2002). C’est également pour lui une excellente manière de pratiquer l’apprentissage du langage en discutant avec ses jouets et en racontant des histoires à ses personnages préférés.

Jouer, c’est surtout expérimenter le plaisir

Enfin, nul ne doute que le jeu doit procurer du plaisir, des rires et des sourires! C’est le plaisir dans le jeu qui stimule l’enfant et les multiples défis qu’il rencontre à travers ses activités.

Tel que présenté dans l’introduction de ce document, un des objectifs spécifiques de la prématernelle est d’associer le plaisir à l’apprentissage. Et à 4 ans, c’est par le biais du jeu que le plaisir s’exprime et par conséquent, que les apprentissages se réalisent. À la prématernelle, nous planifions de façon à permettre à l’enfant de vivre des activités de tous genres autant à l’intérieur comme à l’extérieur. En voici des exemples : jeux de rôles, jeux de construction, sports, sciences naturelles, relaxation, jeux d’éveil sonore, jeux de table, jeux individuels ou collectifs, jeux libres ou dirigés.

2.9 La collaboration avec le parent

On doit reconnaître que les parents jouent le premier rôle dans le développement de leurs enfants. Ils sont non seulement leurs premières figures d’attachement, leurs premiers modèles et leurs premiers éducateurs, mais ils sont aussi ceux qui les accompagneront tout au long de leur vie.

L’échange d’informations avec les parents est essentiel pour qu’ensemble, nous puissions répondre aux besoins de leurs enfants.

À la prématernelle, en plus des communications verbales, j'utilise un scrapbook afin de donner aux parents un portrait global de leur enfant. Cependant, une relation de collaboration est plus qu’un simple échange d’informations. Elle implique que le parent se sente le bienvenue et ils doivent sentir que l’éducatrice désire travailler avec eux pour favoriser le développement harmonieux de leurs enfants et ce, dans le respect de leurs compétences respectives.

3. Conclusion

«Le présent programme éducatif considère l’enfant comme étant le maître d’œuvre de son développement et le jeu comme l’activité privilégiée par laquelle il ou elle découvre son environnement et développe ses capacités. Les adultes sont là pour soutenir cette exploration, pour guider les enfants sur le chemin de leur socialisation et pour stimuler leur créativité tout en leur prodiguant les soins qu’ils nécessitent avec affection et professionnalisme». (Réf: Accueillir la petite enfance : le programme éducatif des services de garde du Québec). En outre, ce programme qui se veut complémentaire au milieu familial et à la garde en milieu familial partage également un objectif commun avec ces derniers : Que les enfants soient prêts lors de leur rentrée scolaire!